Enfance / Childhood
Bar-le-Duc, France, 1970s
Claire Arnod Horikawa est née le 27 juin 1965 à Bar-Le-Duc, une ville du nord-est de la France. Selon Nicole, sa mère, Claire était une enfant facile. Elle se souvient de Claire parlant de «sa copine» sans jamais vraiment savoir de laquelle il s'agissait parce qu'il y en avait tellement. Elle évoque également la persévérance avec laquelle Claire poursuivait ses centres d’interêts. Après avoir été sélectionnée pour jouer à la radio, Claire se réveillait au milieu de la nuit pour répéter son morceau au piano. Heureusement, cela ne dérangeait pas les voisins.
Claire Arnod Horikawa was born June 27th, 1965 in Bar-Le-Duc, a town in the northeast of France. When asked about Claire’s childhood, Nicole, her mother, said it was difficult to describe how easy Claire was as a young child. She remembers Claire telling stories about “ma copine” (“my friend”) but never quite following which friend the story was about because there were just so many. She also describes Claire’s persistence in her passions. Having been selected to play on the radio, Claire would wake up in the middle of the night to practice piano. Thankfully, the neighbours didn’t mind.
Jeune Adulte / Young Adulthood
Central Park, New York City, 1980s
Après le bac, Claire monte à Paris pour ses études. Malgré le stress de la prépa, elle se constitue rapidement un groupe d'amies à l'Institut Serviam où elle habite. Cette capacité à construire des amitiés où qu’elle soit ne se démentira pas par la suite. De son temps à l'ESCP, lorsque ses enfants lui demande ses souvenirs, ce ne sont pas tant les études, mais plutôt les nombreux voyages à l'étranger et les solides amitiés nouées qu’elle évoque. Comme membre des “Missions Économiques”, une organisation étudiante, elle parcourt le monde, de la Chine à la Malaisie en passant par l’Égypte, en Afrique du Sud, l’Inde, les États-Unis et le Pérou. Devinez qui fait également partie de cette organisation? François. Ensemble, ils continueront à parcourir le monde et décideront de se marier en Touraine en 1991.
After earning her French Baccalaureate, Claire moved to Paris for her studies. Despite the stressful days of study, she found herself a group of lifelong friends in her roommates at the Institut Serviam. You may start to see a theme here. She went on to study at École Supérieure de Commerce de Paris. When asked, her children don’t remember all that many stories about her studies but rather the many trips overseas with a student club to China, Malaysia, Egypt, South Africa, India, the United States, and Peru. Also in this student club, Francois. Together they travelled the world and decided to get married in Francois’ native Touraine in 1991.
Famille / Family
Maisons-Laffitte, 2001
S'étant connu en parcourant le monde, il allait de soi que leur voyage de noces fût une expédition de reconnaissance à Hong Kong où le travail de Claire pour l’Oréal les amenait à déménager. Ils découvrent alors un monde chinois en plein essor et une ville en transition entre le Royaume-Uni et la Chine. Ils passent leurs week-ends en randonnées dans les montagnes du territoire avec un nouveau groupe d'amis de France et d’ailleurs. Ils y fondent également une famille et leurs deux premiers enfants Marguerite et Guillaume, naissent à l'hôpital Matilda au “Peak”. Bientôt, passer d’un pays à l’autre devint un mode de vie et sillonner le globe une habitude. A Brighton, au Royaume-Uni, où Thomas est né, Claire commence à enseigner le français pour la première fois dans un coin de salle d'une école de musique de quartier. Quelques années plus tard, à Maisons-Laffitte, elle met à profit un retour temporaire en France pour inculquer à ses enfants nés à l’étranger les bases de la culture française et mettre au monde son petit dernier, Jean (le seul d'entre nous né en France, nous rappellerait-elle). Peu de temps après, nous voici à Sydney et à nouveau au bout du monde. Notre famille y a appris à aimer la mer, le rugby et le dessert préféré de maman, la pavlova. Quel que soit l’endroit où nous vivions, Claire trouvait un moyen de s'immerger dans la communauté locale. Ces déménagements fréquents auraient pu en intimider plus d’une. Au contraire, Claire en profitait pour se plonger dans son nouvel environnement, découvrant des trésors dans les détails de chaque culture et dans l'immensité des nouvelles amitiés qu’elle ne manquait pas de forger.
À l’occasion de notre dernier déménagement nous sommes finalement arrivés à Dobbs Ferry, nôtre foyer aujourd’hui. Le matin du premier jour dans notre nouvelle maison, Julie, la voisine venait frapper à la porte et, inquiète que nous ne trouvions pas de nourriture française en banlieue, nous emmenait dès le lendemain à l'épicerie Fairway de Manhattan. L’Amérique lui a permis de s'épanouir pleinement. Après avoir obtenu de nouveaux diplômes, son rôle de directrice de département des langues à la Hewitt School, l’amena à se soucier constamment de ses élèves et à réfléchir profondément à ses convictions. Nos repas familiaux étaient le lieu de conversations animées (surtout après la messe du dimanche soir). L’Amérique lui a permis de donner libre cours à son besoin de questionner, d'explorer, d'apprendre, et ainsi de s'épanouir. Tout en étant consciente de ses nombreuses lacunes, elle a vraiment profité du meilleur de ce que l'Amérique avait à offrir.
Having met traveling, it seems only appropriate that Claire and Francois’ honeymoon was a scouting trip to Hong Kong where they were to relocate for Claire’s work. They discovered a city negotiating a handover from the UK and spent weekends hiking through the mountains with a large group of French friends. They started their family as their first two children Marguerite and Guillaume were born at Matilda Hospital. Soon, moving around the world became a way of life. They began to criss-cross the map, next to Brighton, UK, where Thomas was born and where she started teaching French for the first time in the room of a local music school. A few years later, to Maisons-Laffitte, to instill the principles of French culture in her expat kids and to have Jean (the only other one of us born in France, she would remind us). And then to the other side of the world, landing in Sydney, where our family learned to love the sea, rugby, and Mum’s favourite dessert, pavlova. Wherever the family went, Claire found a way to immerse herself into the local community. Though for most it might have felt daunting to find footing when moving so frequently over the years, Claire dove into each new home she found along her family’s journey, finding treasures in the smallness of each new cultural turn, and in the vastness of each new friendship.
The last move was to Dobbs Ferry, where on our first morning in the house, a neighbor knocked on the door and, worried we wouldn’t find French food in the suburbs, made a date for the following day to do groceries at Fairway in Manhattan. Moving to America allowed her to fully blossom. She earned yet another degree, became Department Chair at the Hewitt School, cared about her students and thought deeply about her convictions. Our dinner table became a site of lively conversation (especially after Sunday evening mass). Being in America gave her license to question, to explore, to learn, to grow on her terms. While being aware of its many shortcomings she took the best of what America had to give.
2020
Wicker Creek, Dobbs Ferry, NY, 2020
Curieusement et malgré les perturbations, Claire s’est épanouie durant cette période de pandémie. Elle commença à courir tous les matins sur la piste de l’école voisine, ajoutant quelques tours chaque semaine. Fin Juin, Claire courait ses 5 kms . Elle marchait aussi tous les jours avec ses amies, découvrant de nouveaux chemins à travers les bois et espérant toujours apercevoir le nouvel habitant des River Towns, un ours noir aperçu récemment dans les environs. Elle gardait sur elle un pot de miel en marchant, juste au cas où elle le rencontrerait. A cause de la pandémie, confinement oblige, les enfants étaient de retour sous le toit familial de la maison de Dobbs Ferry. Elle en était heureuse et comme elle travaillait à domicile, pour la première fois, nous pouvions témoigner de l'enthousiasme et de l’attention qu'elle apportait à son enseignement et à tous les aspects de la vie (bien que dans un cas, Maggie, confondant la leçon de flûte à bec de sa mère avec un frère bruyant, ait failli interrompre son cours). Cette capacité que Claire avait à trouver de la nouveauté dans le quotidien est non seulement ce qui la faisait avancer elle-même chaque jour mais c’est également ainsi qu’elle inspirait ceux avec qui elle partageait sa vie.
Despite the many disruptions brought on by the pandemic, Claire thrived. She started running, adding one lap on the track every week. From just a few laps at the beginning, Claire ran her first 5k on that track one morning in late June. She walked every day, discovering new paths through the woods and always hoping to spot the Rivertowns’ newest resident: a black bear. Claire kept a jar of honey on her at all times when walking, just in case she might meet the new neighbor. Her children all flocked back to fill their home in Dobbs Ferry. For the first time, they were able to hear the enthusiasm and care that she brought to her teaching and all aspects of life (though in one case, Maggie, mistaking her mum’s recorder lesson for a noisey brother, nearly flew the coop). Claire’s ability to find newness in the sameness allowed her to find excitement in each day, not only for herself, but for those she shared her life with.